Editorial

  • Une fin d'année 2011 plutôt schizophrénique !

    Et oui, beaucoup de syndicalistes qui sont aussi membres du PS, ont été pris en 2011 dans une sorte de vertige schizophrénique.

    Au cours de 40 ans et plus d'affiliation au PS et à la FGTB, j'ai connu cette situation à plusieurs reprises, à la veille de certains congrès mais sans doute jamais de manière aussi aiguë qu’en 2011.

    Comme d’autres, c’est sans grand enthousiasme que j’ai soutenu la participation du PS au nouveau gouvernement fédéral et son adhésion à des programmes institutionnel et socio-économique dont certains aspects ne sont guère satisfaisants.

    Ce n’était pas le moment de laisser tomber le PS.

    La potion n’en est pas moins amère car beaucoup de militants ont eu l’impression de se faire avoir deux fois : une première fois par les tenants d'un capitalisme financier et d'une économie casino qui ont usé et abusé du système avec les conséquences que l'on sait sur les finances des Etats notamment ; une seconde fois par des mesures d'austérité généralisées partout en Europe qui nous mènent dans l'entonnoir de la récession.

    Comment ne pas voir dans les derniers développements de la crise une opportunité de plus pour le néolibéralisme de consolider ses assises avec moins de service public et de protection sociale, avec plus de flexibilité et de précarité pour bon nombre de travailleurs salariés, de travailleurs indépendants et d’allocataires sociaux?

    C'est la vision d'une société que les conservateurs américains défendent sans vergogne en ces temps de campagne électorale…

  • Le drame de Liège occupe mes pensées. Et c’est le cas pour bon nombre d’entre nous.

    Je pense aux victimes et à leurs proches. La vie s’est, en quelques secondes, montrée à leur égard d’une rare cruauté par l’intervention d’un malade, d’une sorte de psychopathe ou de sociopathe comme disent les spécialistes, assez pervers que pour tromper son monde et se suicider en semant l’effroi et la douleur autour de lui…

    Ce n’est hélas pas la première fois que des faits aussi dramatiques et aussi imprévisibles surviennent et l’on connaît à Vielsalm, en Belgique et ailleurs, des familles durement éprouvées simplement parce qu’un enfant s’est trouvé, au mauvais endroit, au mauvais moment, sur le chemin d’un tueur…

    Quelle serait ma réaction si un des miens était victime d’un tel salaud ? Je n’échapperais sans doute pas au désir de le tuer de mes propres mains, de le faire mourir à petit feu…

    Mais j’espère que je n’en resterais pas là et que ma raison l’emporterait un jour sur la souffrance qui submerge tout le reste…

  • La Communauté française (enfin, la Fédération Wallonie-Bruxelles…) vient de fêter son 40e anniversaire. 

    C'est l’occasion pour moi de m'interroger une fois de plus sur son avenir.

    Je ne voudrais cependant pas commencer cet éditorial sans saluer le remarquable travail du Formateur Elio Di Rupo. Il n'était pas évident du tout d'obtenir des huit partis autour de la table, un accord institutionnel d'envergure sur la scission de BHV, la loi de financement, les transferts de compétences et le refinancement de la Région de Bruxelles-Capitale (dont le statut régional ne semble plus mis en cause)!

  • Il y avait quelques motifs de satisfaction au soir du 21 juillet 2011 même si la plus grande prudence reste de mise…

    Le oui conditionnel des démocrates-chrétiens flamands

    Comme on le sait, la NV-A s'étant exclue elle-même de la table des négociations, le CD&V est indispensable pour obtenir une majorité des deux tiers au Parlement fédéral et une majorité dans chacun de ses groupes linguistiques. Des majorités indispensables pour procéder à la réforme de l'État !

    Les démocrates-chrétiens flamands du CD&V, après avoir dit non à la note d'Elio Di Rupo et après bien des tergiversations et des valses-hésitations, ont fini par accepter de s'asseoir à la table des négociations, sans la NV-A, avec les sept autres partis (les quatre partis francophones ainsi que les libéraux, les écolos et les socialistes flamands).

  • Après l'informateur Bart De Wever, le préformateur Elio Di Rupo, les médiateurs André Flahaut et Dany Pieters, le clarificateur Bart De Wever, le conciliateur Vande Lanotte, l'informateur Didier Reynders, le négociateur Wouter Beke, Elio Di Rupo a été désigné formateur par le Roi le 16 mai 2011.

    Nul doute qu’Elio Di Rupo va mettre chaque partenaire gouvernemental potentiel devant ses responsabilités ! Il l'a rappelé lors de sa désignation comme formateur: « Pour réussir, chaque parti devra prendre de la hauteur et s’élever au-dessus des intérêts particratiques ou de sa seule communauté. » Pas évident...

    Un an de négociations délicates et difficiles, sans aboutir…

    Pourtant, les négociateurs ne se sont pas croisé les bras. Ils ont au moins réalisé un important travail d'inventaire sur les objectifs des uns et des autres, sur les moyens disponibles, sur les conséquences de telle ou telle révision de la loi de financement, etc.

    (Elio devra donner le "la" avec beaucoup de délicatesse et sans mettre à l'épreuve ses cordes vocales...)

    Et les Francophones ont pu se rendre compte – enfin, ceux qui n’en étaient pas encore convaincus - de l’abîme qui sépare le Nord et le Sud sur l’institutionnel comme sur le socio-économique.

  • Jacques Gennen

    A propos de "Shame"...  

    Respect d’abord. Respect bien sûr pour ces dizaines de milliers de manifestants qui ont exprimé leur ras-le-bol devant des négociations sans fin. D’aucuns ont voulu exprimer aussi leur adhésion à une Belgique un peu illusoire; d’autres, leur rejet des nationalismes et leur choix d’une vraie mixité belge.

  • Jacques Gennen


    Certes, on les voyait venir avec leurs gros sabots et on pressentait que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, serviteurs zélés de la droite européenne, allaient tenter d’imposer, sans plus de façon, un pacte de compétitivité à la sauce allemande qui s’en prend notamment à l’indexation des salaires !

    L’Allemagne peut se prévaloir d’une économie forte, dopée par ses exportations. Elle s’en glorifie.

  • Jacques Gennen

    Saison 8 ou… ? Je ne sais plus. Ce dont je suis sûr, c’est que ce n’est pas la dernière !

    Quoi de neuf depuis mon précédent éditorial ? Rien ou presque rien si ce n’est qu’on est allé encore un cran plus loin dans les diktats flamands.

    Ces derniers jours, les nationalistes et séparatistes flamands de la N-VA ont torpillé la note du conciliateur Johan Vande Lanotte déposée au terme de négociations harassantes.

    Rien d’étonnant de la part de la N-VA dont on connaît le programme politique et le peu de cas qu’elle fait des autres négociateurs.

    Et les sociaux-chrétiens flamands qui ont emboîté le pas à la N-VA ? Pouvait-on en attendre autre chose ?

  • Jacques Gennen

    Oui, nos négociateurs sont condamnés à négocier et même s’il y avait de nouvelles élections, il leur faudrait encore négocier, dans des conditions sans doute plus difficiles encore…

    Moi, j’y crois encore, malgré les surenchères entre partis, les crises entre négociateurs francophones (la dernière en date marquée par les gesticulations de Joëlle Milquet outrée de voir Ecolo sortir son « plan » sans concertation avec elle…), malgré les voltes-faces, exigences et provocations de Bart De Wever.

    Et Johan Vande Lanotte est peut-être en train de remettre les partis sur de bons rails de négociation, rapports d’experts sur les conséquences d’une réforme de la loi de financement à l’appui…

  • Jacques Gennen

    Mise en selle par les sociaux-chrétiens flamands et surfant sur les résolutions adoptées par un parlement flamand unanime en 1999, la N-VA a fini par gagner les élections de 2010 et devenir incontournable.

    La N-VA est un parti de droite, nationaliste et séparatiste. Tout fait farine à son moulin et quand elle fait montre d’intransigeance sur le plan institutionnel tout en manifestant son soutien à un gouvernement fédéral chargé de résoudre des dossiers urgents, elle gagne sur tous les tableaux auprès des électeurs flamands.

    Les libéraux et les sociaux-chrétiens flamands lui laissent la voie libre. C’est particulièrement le cas du CD&V qui reste en embuscade, prêt à faire de la surenchère s’il sent la N-VA en difficulté. Si le CD§V a accepté certains compromis pendant les négociations, c'était uniquement sous la réserve de voir la N-VA les accepter également!

    La N-VA ne faiblira pas et elle sait que les autres partis flamands ne prendront jamais le risque de participer à des accords institutionnels sans elle.

Dans les commissions parlementaires

  • En séance de la Commission de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances du Parlement wallon, le 15 juin 2010, Bernard De Vos, Délégué général aux droits de l’enfant a présenté son rapport « relatif aux incidences et aux conséquences de la pauvreté sur les enfants, les jeunes et leurs familles ».

    Son intervention a été suivie d’un exposé de la Ministre Eliane Tillieux sur les services et les aides relevant de la Région wallonne ainsi que sur les mesures prises à son initiative.

  • Les inégalités sociales et de santé ainsi que la politique ministérielle concernant les personnes âgées étaient notamment au menu de la séance de la Commission de la Santé, de l'Action sociale et de l'Egalité des chances du Parlement wallon, ce mardi 20 avril 2010.

  • L'Office économique wallon du bois devait voir le jour, il y a plus d’un an déjà. Sa mise en œuvre est attendue par le secteur du bois.

    Il y a manifestement eu un retard à l’allumage.

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