Editorial

  • 02-10-2013

    Vous êtes des milliers (bon, j'exagère...) à regretter que mon site ne soit plus mis à jour depuis des mois...

    Le site lachroniqueparlementaire.be reste sur le Net mais sans nouvelles publications. Je poursuivrai bientôt mes petites chroniques, au gré de mes humeurs, sur un nouveau site.

    Je profite de cette occasion pour saluer la mémoire de François Perin, un "agitateur d'idées" pour reprendre l'expression de Paul Piret qui, dans la Libre Belgique du 30 septembre 2013, retrace avec beaucoup d'élégance et d'à-propos le parcours complexe d'un grand défenseur du fédéralisme.

    Je passerai sur ses grands écarts politiques et sur sa présence sur la liste du Rassemblement Wallonie France aux élections provinciales de Liège en 2006 pour ne retenir ici que son combat pour une Belgique fédérale, un combat qui a également été le mien...

    (Sur cette vieille photo argentique retrouvée au fond d'un tiroir, François Perin et le sénateur Volksunie Maurits Van Haegendoren à Vielsalm, en 1969 ou 1970. Au milieu, c'est moi, près de mes vingt ans...)

    Le 30 septembre 2013, levif.be a publié la préface rédigée par François Perin pour le livre de Jules Gheude : « Lettre à un ami français – De la disparition de la Belgique » (Mon Petit Editeur, Paris, 2013). La voici.

  • 24-06-2013
    Jacques Gennen

    À Vielsalm, ce mardi 25 juin 2013, la nouvelle section PAC organise une conférence-débat avec le député wallon PS Sébastian Pirlot, bourgmestre de Chiny sur le thème « l’Europe, l’austérité, le Pacte budgétaire… et quoi encore ? ».

    « Citoyens engagés », une belle opération !

    Un mot sur l’opération « Citoyens engagés » lancée par Paul Magnette et l’équipe de l’Institut Émile Vandervelde.
    Sur le site de cette opération, on peut découvrir des contributions bien intéressantes de diverses personnalités sur de nombreux thèmes politiques et de société. De quoi nourrir sa propre réflexion et alimenter les débats en cours. Et qui plus est, on peut réagir et livrer ses commentaires !

    Quelle Europe ?

    J’ai déjà livré mon opinion à ce sujet. Je vous renvoie à ma dernière chronique à la fin du présent édito.

    Il est bon de rappeler encore qu’à l’origine de la crise économique et financière actuelle, il y a, non pas les dettes publiques, mais les opérations spéculatives et les risques inconsidérés du monde bancaire tiré ensuite d’affaire par les États (la privatisation des profits et la socialisation des pertes sont plus que jamais d’actualité).

    Loin de moi l’idée de nier les apports de l’Union européenne dans la construction de la paix et l’adoption d’importantes règles protectrices en droit du travail et en droit de l’environnement par exemple.

    Mais depuis quelques années, c’est la volonté de dérégulation à tout va qui domine, ce sont des populations entières qui sont soumises à d’insupportables mesures d’austérité et réduites au chômage et à la pauvreté, c’est l’absence de vraie régulation des marchés financiers et de lutte efficace contre la spéculation qui prévaut.

    Moins d’État et de services publics, moins d’impôts (et donc, moins de redistribution !), une croissance en panne, des fermetures d’entreprises en masse, des petits indépendants qui trinquent, un énorme chômage de longue durée : c’est ce qui résulte des choix politiques de l’Union européenne de ces dernières années.

    Un Pacte budgétaire contestable…

    Pour certains, en ratifiant le Traité européen sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (le Pacte budgétaire) et sa « règle d’or » imposant une réduction du déficit budgétaire à 0,5 % du P.I.B., les parlements n'ajoutent rien ou quasiment rien aux mesures déjà en vigueur (Six-Pack, Two-Pack, etc.) et qui permettent à la Commission d’imposer ses recommandations, ses délais et ses ukases aux États.

  • 10-04-2013
    Jacques Gennen

    De « Tout feu, tout femme »…

    C’est l’histoire de femmes qui préparent leur plaidoirie devant le Conseil communal en faveur de la reconstitution historique du procès et de la disparition da la dernière sorcière, Jeanne, condamnée injustement et brulée…

    Elles s’emballent très vite, s’identifient à Jeanne et font éclater leurs désirs, leurs manques, leurs frustrations et leurs aspirations.

    Leur regard critique et acerbe va bien au-delà de l’époque de Jeanne et se penche sur la condition de la femme, avec beaucoup d’humour, de truculence et d’esprit.

    Certes, rien à voir avec le mouvement des Femen mais on ne leur en demandait pas tant…

    Au départ d’improvisations, les comédiennes Caroline Lambert, Anne Beaupain et Barbara Borguet ont écrit, avec Eric de Staercke (qui a également assuré la mise en scène), les textes de leur spectacle. Un spectacle qui a enthousiasmé le public amassé dans la salle du Centre culturel de Trois-Ponts, ce vendredi 29 mars 2013.

    C’est une production du Théâtre loyal du Trac et de Kadriculture.


    (De gauche à droite, Barbara Borguet, Caroline Lambert et Anne Beaupain, trois comédiennes déchaînées… Photo De Munck)

    … à la journée internationale des femmes

    Mais si je vous parle de cette belle soirée théâtrale, c’est aussi pour vous emballer un peu mon sujet et revenir sur la journée internationale des femmes. C’était le 8 mars. D’accord, je ne suis pas en avance…

    Ce qui m’a relancé sur le sujet, c’est une lecture récente, il y a quelques jours. Dans une salle d’attente, que lire sans journal sous la main ? Dans la masse des revues, j’ai choisi un numéro de Femmes d’aujourd’hui.

  • 01-02-2013
    Jacques Gennen

    Albert Frère va mobiliser trois milliards d’euros en capacité d’investissement !

    Tous les médias ont été mobilisés ces derniers jours par le drame économique et social que vivent la région liégeoise et la Wallonie tout entière.

    En sautant d’un article à l’autre, j’ai eu mon attention attirée par un article du Soir du 25 janvier 2013 (signé Joan Condijts) consacré à une opération financière du Groupe Bruxelles-Lambert qui semble être le début d’un désengagement d’Albert Frère de Suez.

    C’est selon Hans D’Haese, analyste chez Degroof, cité dans l’article, l’occasion aussi pour Albert Frère et son holding de pouvoir mobiliser à terme plus de trois milliards d’euros en capacité d'investissement.

    Je me suis pris à rêver : Albert Frère aurait-il l’intention d’investir à Liège pour maintenir les productions en cours et améliorer ce qui peut l’être, pour répondre à une demande qui existe toujours pour les produits performants liégeois et dans l’attente d’une conjoncture meilleure ? N’a-t-il pas les moyens, lui, de négocier d’égal à égal avec Mittal ou avec un autre industriel ?

    Finalement, ne serait-ce pas un juste retour des choses pour Albert Frère qui a bâti sa fortune comme commercial incontournable dans la sidérurgie – une rente de situation, en quelque sorte -  pour vendre ensuite à bon prix ses parts dans la sidérurgie?

    (Les métallos liégeois n'ont pas dit leur dernier mot...)

    Sidérurgie : mécomptes et coups fourrés…

    On ne rappellera jamais assez que l’histoire de la sidérurgie wallonne depuis les années 60 n'est qu'une longue succession de mécomptes, d'absences de vision, de coups fourrés et d’erreurs stratégiques de la part de grands financiers et industriels peu soucieux de l’intérêt général !

  • 28-11-2012

    C'est une journée à marquer d'une pierre blanche car pour la première fois, sous un même mot d’ordre syndical (« Contre l'austérité, pour un nouveau contrat social européen !»), des grèves et des manifestations solidaires ont mobilisé, dans quasiment tous les pays de l'Union européenne, les travailleurs et les victimes de l'austérité contre la politique de l'Union européenne.

    Un petit bémol cependant : en Belgique, les actions syndicales ont eu lieu en ordre quelque peu dispersé. Il est vrai que le monde syndical est loin d'être monolithique et que les grands bastions syndicaux sont en perte de vitesse.

    D’accord, c’est encore un peu mou mais on fera mieux et plus fort demain tant au niveau de l'Europe au niveau de la Belgique !

    Contre la politique néolibérale de l’Union européenne !

    Tous ces grévistes et ces manifestants veulent que l’on sorte du cercle vicieux d'un assainissement brutal et forcené des finances publiques, sous la tutelle des marchés financiers et d'une Allemagne intransigeante, dans des délais impossibles à tenir.

    Une telle politique fait des millions de victimes parmi les allocataires sociaux, les travailleurs, les commerçants et autres indépendants et elle fait plonger un peu plus la consommation des ménages, la production des entreprises et les finances des Etats.

    Ils ne veulent pas d’un traité budgétaire qui cadenasse les politiques nationales et le peu de marge de manœuvre budgétaire qui reste encore aux Etats.

    (Beaucoup de jeunes, place Saint-Paul, ce 14 novembre 2012!)

    Ces grévistes et ces manifestants veulent aussi que l'Union européenne prenne des mesures efficaces pour briser les liens entre nos banques et les paradis fiscaux, pour réguler et contrôler les marchés financiers, pour proscrire certains mécanismes spéculatifs et l'utilisation de produits financiers toxiques comme les CDS.

    Ils revendiquent une lutte efficace contre les stratégies d’évasion fiscale utilisées par les multinationales, une séparation entre les activités spéculatives des banques et leurs activités de dépôts utiles à l'économie, une fiscalité plus juste et plus progressive de même qu'une taxe digne de ce nom sur les transactions financières, etc., etc.

    Des économistes de haut vol dénoncent depuis des années une politique d'assainissement qui repose sur une diminution drastique et insupportable des dépenses publiques et des protections sociales, une politique qui aggrave les inégalités. Malheureusement, ce ne sont pas ceux-là que l'on consulte le plus et qu'on interviewe le plus dans les médias et instances de décision!

  • 27-10-2012

    Vous êtes nombreux (enfin, j'exagère un peu...) à vous demander pourquoi je ne publie plus sur ce site.

    Rassurez-vous...

    Je reprendrai mes petites publications d'ici peu...

    En attendant, je vous invite à relire mon éditorial du 7 février 2011: http://lachroniqueparlementaire.be/crise-indexation-des-salaires-pacte-de-solidarite et celui du 13 janvier 2012: http://lachroniqueparlementaire.be/FGTB-et-PS-face-aux-mesures-d-austerite-vive-les-organisations-syndicales

    Toujours d'actualité pour l'essentiel, surtout après les récentes déclarations de Laurette Onkelinx!

    L. Onkelinx sur Facebook ce 26 octobre 2012: "Nous vivons une tragédie sociale. Pour y faire face, nous devons impérativement prendre des mesures favorables à l'emploi.

    Pour moi, il faut lever le tabou européen : cela signifie revoir le calendrier européen de diminution du déficit car dans la situation actuelle, ce calendrier est mortel : il va relancer la crise."

    Ma réponse : " Laurette, enfin! C'est l'évidence même! Depuis de longs mois, nombre d'économistes crient casse-cou devant une politique européenne d'austérité aveugle qui ne peut que conduire à l'impasse.

    A quoi s'ajoutent, au niveau européen, un manque flagrant de vraies décisions solidaires, d’insupportables exigences de réduction des déficits publics, les diktats allemands et un secteur bancaire et financier auquel on laisse trop la bride sur le cou.

    Trop, c’est trop ! Le néolibéralisme triomphe et la gauche ne se fait pas suffisamment entendre (c’est un euphémisme…)
    ."

    Le PS aurait dû prendre une position forte bien plus tôt! Rien n'est simple sans doute. Même le PS français n'y parvient pas...

    De la rigueur dans la gestion des Etats, une vraie solidarité européenne et une maîtrise efficace du secteur bancaire et financier, certes mais pas de réduction drastique des déficits publics au prix d'une véritable tragédie sociale européenne!

    Quant au modèle allemand, un économiste de plus nous met en garde. Il s'agit de Steffen Lehndorff, de l'Université de Duisbourg-Essen, un connaisseur manifestement si j'en juge d'après son interview dans le Soir des 20 et 21 octobre 2012 (voir également lesoir.be).

    J. Gennen, 27 octobre 2012

  • 30-08-2012
    J. Gennen

    Tout a déjà été dit et écrit à son sujet, depuis quelques semaines…

    Elio Di Rupo n’a pas manqué de rappeler le travail réalisé par Michel Daerden au cours de ses différents mandats ministériels.

    Pour ma part, j'ai été, pendant plusieurs années, comme député wallon, un des députés socialistes membres effectifs de la Commission du budget, des finances et de l’équipement, au cours de la législature 2004-2009.

    Tous les 15 jours, nous nous retrouvions avec Michel Daerden, en séance de commission et ensuite en séance plénière.

    Bien sûr, les répliques et attitudes « daerdeniennes » m'ont fait sourire quelques fois !

     Parfois, la parole était plus traînarde et les paupières bien tombantes, on le croyait assoupi, par exemple pendant une longue tirade de Serge Kubla, alors chef de groupe du MR.

    Erreur! Il avait tôt fait de lui répondre point par point. Il est vrai qu’il connaissait par cœur les critiques et arguments de ses contradicteurs.

    Il connaissait aussi l’art de l’esquive et il savait, tout comme les joueurs de son Standard, botter en touche quand il le fallait…

    (2008, au banc des ministres, en séance plénière du Parlement wallon, avec Philippe Courard et Jean-Claude Marcourt)

    J'ai surtout été impressionné par sa volonté de doter la Wallonie (et la Communauté française, enfin, la Fédération Wallonie-Bruxelles…) de finances stables et d'outils financiers publics efficaces.

  • 28-05-2012
    J. Gennen

    Quelques semaines ont passé depuis le Ier mai. Il est temps que je publie l'édito qui traîne sur mon bureau...

    Entre aller à Durbuy avec les socialistes luxembourgeois ou fêter le "vrai travail" à Jodoigne avec Charles Michel et le MR, mon choix a évidemment été vite fait...

    Et je n’ai pas dû attendre l’avis d’Olivier Maingain sur Charles Michel pour me faire une idée.  De longues années de copinage avec le MR ont fait d’Olivier Maingain un fin connaisseur de ce parti et de Charles Michel en particulier.

    Dans le Soir du 10 mai, le président du FDF relève avec raison que les indépendants qui éprouvent des difficultés ne sont pas toujours bien défendus par le MR  et il s’en prend aux propos de Charles Michel dénonçant l’assistanat et même le profitariat social. Il précise : « le MR semble résolu d'aller vers l’électeur en lui présentant une pâle copie du sarkozysme que les Français viennent de rejeter. »

    Olivier Maingain : « Michel divise les groupes sociaux. Le MR n'a aucune idée des difficultés d'existence que rencontrent les personnes touchées par la crise ». Et il ajoute : « Le discours réactionnaire de Charles Michel sur le soi-disant assistanat ne se situe pas très loin de celui de Marine Le Pen. Avec de tels raccourcis, Charles Michel fait le lit de l'extrême droite. » Je laisse à Olivier Maingain la responsabilité de ses propos…

    Pour avoir bien connu les Lagasse, Remiche, Outers et autres acteurs du FDF des origines, je me suis toujours demandé comment avait pu être possible la cohabitation entre le MR et le FDF, ce dernier étant bien plus engagé dans la défense d’un Etat actif, du social et du non-marchand que les libéraux de Charles Michel et Didier Reynders.

    A l’évidence, la défense des intérêts des Francophones de la Périphérie notamment,  était le ciment d’une telle cohabitation.

    Mais l’accord institutionnel est passé par là et, qui plus est, le discours du MR s’est encore ancré plus profondément à droite. On est loin d’un certain libéralisme social à la Louis Michel…

    Il y a quelques jours, sur la Première, Charles Michel y allait encore de son couplet sur le système d’assistanat qui, selon lui, s’est développé en Wallonie grâce à l’hégémonie des socialistes.

  • 03-05-2012
    Jacques Gennen

    La France et son régime présidentiel ou semi-présidentiel

    D'emblée, je veux souligner combien j'ai peu d'atomes crochus avec le régime institutionnel français qui n’est pas aussi parlementaire que certains le disent.

    Je n'aime pas ce régime présidentiel ou semi-présidentiel qui donne trop de pouvoir au président de la République au détriment du Parlement, ce régime qui fait du premier ministre le porteur d'eau du président (son « collaborateur » a dit Sarkozy), et qui fait du gouvernement, malgré sa responsabilité devant le Parlement, un gouvernement croupion aux ordres du président de la République.

    Certes, en cas de cohabitation entre un président et une majorité parlementaire différente de celle du président, les rapports de force changent mais le président n'en conserve pas moins trop de pouvoir, aussi constitutionnel soit-il !

    Mais bon, c'est le régime que les Français ont voulu, avec chez certains, la nostalgie d'un pouvoir royal révolu.

    C'est vrai aussi que sous la IIIe République et la IVe République, le régime parlementaire ne s'est pas montré sous son meilleur jour : beaucoup d'instabilité politique et de démissions de gouvernements et de ministres, au détriment de l'intérêt général !

  • 13-03-2012

    Une journée internationale «… de la femme » ou « … des femmes » ?

    La philosophe Sylviane Agacinski a tranché : «… des femmes », au pluriel, et non de « la femme », au singulier, qui supposerait une identité féminine fixe, sans histoire et indépendante des classes sociales. » (Le Soir du jeudi 8 mars 2012).

    Un point de vue que partage Eliane Tillieux, ministre wallonne de l’Action sociale, de la Santé et de l’Egalité des chances.

    Précisément, tout en rappelant que la lutte pour l'égalité, c'est 365 jours par an, Eliane Tillieux a choisi le 8 mars pour faire adopter par le Gouvernement wallon, en première lecture, un avant-projet de décret relatif à la mixité des femmes et des hommes dans les conseils d’administration des organismes agréés par la Wallonie.

    Le but est d’imposer, comme condition d’agrément, une représentation maximale de deux tiers des membres du même sexe.

    Un délai de trois années sera laissé aux associations déjà agréées pour se conformer à la règle. Toute nouvelle demande d’agrément devra respecter la nouvelle condition de mixité.

    Les organismes visés sont essentiellement les ASBL qui disposent d’un agrément en Wallonie comme les centres de planning familial, les maisons de repos, les entreprises de formation par le travail, les centres IFAPME, les maisons du Tourisme ou encore les institutions d’accueil et d’hébergement pour personnes handicapées …

    C'est donc un nouveau quota qui, au terme du parcours législatif du texte ministériel, s'ajoutera à d'autres quotas imposés dans les listes électorales, les conseils d'administration des sociétés et des organismes d'intérêt public, dans les organes consultatifs, etc.

    Des quotas bien nécessaires car une démarche volontariste ne suffit malheureusement pas…

  • 13-01-2012

    Une fin d'année 2011 plutôt schizophrénique !

    Et oui, beaucoup de syndicalistes qui sont aussi membres du PS, ont été pris en 2011 dans une sorte de vertige schizophrénique.

    Au cours de 40 ans et plus d'affiliation au PS et à la FGTB, j'ai connu cette situation à plusieurs reprises, à la veille de certains congrès mais sans doute jamais de manière aussi aiguë qu’en 2011.

    Comme d’autres, c’est sans grand enthousiasme que j’ai soutenu la participation du PS au nouveau gouvernement fédéral et son adhésion à des programmes institutionnel et socio-économique dont certains aspects ne sont guère satisfaisants.

    Ce n’était pas le moment de laisser tomber le PS.

    La potion n’en est pas moins amère car beaucoup de militants ont eu l’impression de se faire avoir deux fois : une première fois par les tenants d'un capitalisme financier et d'une économie casino qui ont usé et abusé du système avec les conséquences que l'on sait sur les finances des Etats notamment ; une seconde fois par des mesures d'austérité généralisées partout en Europe qui nous mènent dans l'entonnoir de la récession.

    Comment ne pas voir dans les derniers développements de la crise une opportunité de plus pour le néolibéralisme de consolider ses assises avec moins de service public et de protection sociale, avec plus de flexibilité et de précarité pour bon nombre de travailleurs salariés, de travailleurs indépendants et d’allocataires sociaux?

    C'est la vision d'une société que les conservateurs américains défendent sans vergogne en ces temps de campagne électorale…

  • 15-12-2011

    Le drame de Liège occupe mes pensées. Et c’est le cas pour bon nombre d’entre nous.

    Je pense aux victimes et à leurs proches. La vie s’est, en quelques secondes, montrée à leur égard d’une rare cruauté par l’intervention d’un malade, d’une sorte de psychopathe ou de sociopathe comme disent les spécialistes, assez pervers que pour tromper son monde et se suicider en semant l’effroi et la douleur autour de lui…

    Ce n’est hélas pas la première fois que des faits aussi dramatiques et aussi imprévisibles surviennent et l’on connaît à Vielsalm, en Belgique et ailleurs, des familles durement éprouvées simplement parce qu’un enfant s’est trouvé, au mauvais endroit, au mauvais moment, sur le chemin d’un tueur…

    Quelle serait ma réaction si un des miens était victime d’un tel salaud ? Je n’échapperais sans doute pas au désir de le tuer de mes propres mains, de le faire mourir à petit feu…

    Mais j’espère que je n’en resterais pas là et que ma raison l’emporterait un jour sur la souffrance qui submerge tout le reste…

  • 11-10-2011

    La Communauté française (enfin, la Fédération Wallonie-Bruxelles…) vient de fêter son 40e anniversaire. 

    C'est l’occasion pour moi de m'interroger une fois de plus sur son avenir.

    Je ne voudrais cependant pas commencer cet éditorial sans saluer le remarquable travail du Formateur Elio Di Rupo. Il n'était pas évident du tout d'obtenir des huit partis autour de la table, un accord institutionnel d'envergure sur la scission de BHV, la loi de financement, les transferts de compétences et le refinancement de la Région de Bruxelles-Capitale (dont le statut régional ne semble plus mis en cause)!

  • 27-07-2011

    Il y avait quelques motifs de satisfaction au soir du 21 juillet 2011 même si la plus grande prudence reste de mise…

    Le oui conditionnel des démocrates-chrétiens flamands

    Comme on le sait, la NV-A s'étant exclue elle-même de la table des négociations, le CD&V est indispensable pour obtenir une majorité des deux tiers au Parlement fédéral et une majorité dans chacun de ses groupes linguistiques. Des majorités indispensables pour procéder à la réforme de l'État !

    Les démocrates-chrétiens flamands du CD&V, après avoir dit non à la note d'Elio Di Rupo et après bien des tergiversations et des valses-hésitations, ont fini par accepter de s'asseoir à la table des négociations, sans la NV-A, avec les sept autres partis (les quatre partis francophones ainsi que les libéraux, les écolos et les socialistes flamands).

  • 12-06-2011

    Après l'informateur Bart De Wever, le préformateur Elio Di Rupo, les médiateurs André Flahaut et Dany Pieters, le clarificateur Bart De Wever, le conciliateur Vande Lanotte, l'informateur Didier Reynders, le négociateur Wouter Beke, Elio Di Rupo a été désigné formateur par le Roi le 16 mai 2011.

    Nul doute qu’Elio Di Rupo va mettre chaque partenaire gouvernemental potentiel devant ses responsabilités ! Il l'a rappelé lors de sa désignation comme formateur: « Pour réussir, chaque parti devra prendre de la hauteur et s’élever au-dessus des intérêts particratiques ou de sa seule communauté. » Pas évident...

    Un an de négociations délicates et difficiles, sans aboutir…

    Pourtant, les négociateurs ne se sont pas croisé les bras. Ils ont au moins réalisé un important travail d'inventaire sur les objectifs des uns et des autres, sur les moyens disponibles, sur les conséquences de telle ou telle révision de la loi de financement, etc.

    (Elio devra donner le "la" avec beaucoup de délicatesse et sans mettre à l'épreuve ses cordes vocales...)

    Et les Francophones ont pu se rendre compte – enfin, ceux qui n’en étaient pas encore convaincus - de l’abîme qui sépare le Nord et le Sud sur l’institutionnel comme sur le socio-économique.

  • 05-03-2011
    Jacques Gennen

    A propos de "Shame"...  

    Respect d’abord. Respect bien sûr pour ces dizaines de milliers de manifestants qui ont exprimé leur ras-le-bol devant des négociations sans fin. D’aucuns ont voulu exprimer aussi leur adhésion à une Belgique un peu illusoire; d’autres, leur rejet des nationalismes et leur choix d’une vraie mixité belge.

  • 07-02-2011
    Jacques Gennen


    Certes, on les voyait venir avec leurs gros sabots et on pressentait que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, serviteurs zélés de la droite européenne, allaient tenter d’imposer, sans plus de façon, un pacte de compétitivité à la sauce allemande qui s’en prend notamment à l’indexation des salaires !

    L’Allemagne peut se prévaloir d’une économie forte, dopée par ses exportations. Elle s’en glorifie.

  • 09-01-2011
    Jacques Gennen

    Saison 8 ou… ? Je ne sais plus. Ce dont je suis sûr, c’est que ce n’est pas la dernière !

    Quoi de neuf depuis mon précédent éditorial ? Rien ou presque rien si ce n’est qu’on est allé encore un cran plus loin dans les diktats flamands.

    Ces derniers jours, les nationalistes et séparatistes flamands de la N-VA ont torpillé la note du conciliateur Johan Vande Lanotte déposée au terme de négociations harassantes.

    Rien d’étonnant de la part de la N-VA dont on connaît le programme politique et le peu de cas qu’elle fait des autres négociateurs.

    Et les sociaux-chrétiens flamands qui ont emboîté le pas à la N-VA ? Pouvait-on en attendre autre chose ?

  • 07-11-2010
    Jacques Gennen

    Oui, nos négociateurs sont condamnés à négocier et même s’il y avait de nouvelles élections, il leur faudrait encore négocier, dans des conditions sans doute plus difficiles encore…

    Moi, j’y crois encore, malgré les surenchères entre partis, les crises entre négociateurs francophones (la dernière en date marquée par les gesticulations de Joëlle Milquet outrée de voir Ecolo sortir son « plan » sans concertation avec elle…), malgré les voltes-faces, exigences et provocations de Bart De Wever.

    Et Johan Vande Lanotte est peut-être en train de remettre les partis sur de bons rails de négociation, rapports d’experts sur les conséquences d’une réforme de la loi de financement à l’appui…

  • 05-10-2010
    Jacques Gennen

    Mise en selle par les sociaux-chrétiens flamands et surfant sur les résolutions adoptées par un parlement flamand unanime en 1999, la N-VA a fini par gagner les élections de 2010 et devenir incontournable.

    La N-VA est un parti de droite, nationaliste et séparatiste. Tout fait farine à son moulin et quand elle fait montre d’intransigeance sur le plan institutionnel tout en manifestant son soutien à un gouvernement fédéral chargé de résoudre des dossiers urgents, elle gagne sur tous les tableaux auprès des électeurs flamands.

    Les libéraux et les sociaux-chrétiens flamands lui laissent la voie libre. C’est particulièrement le cas du CD&V qui reste en embuscade, prêt à faire de la surenchère s’il sent la N-VA en difficulté. Si le CD§V a accepté certains compromis pendant les négociations, c'était uniquement sous la réserve de voir la N-VA les accepter également!

    La N-VA ne faiblira pas et elle sait que les autres partis flamands ne prendront jamais le risque de participer à des accords institutionnels sans elle.

Photo du moment

Agenda

  • 07-04-2013

    C’était le dimanche 7 avril 2013. Jean Maquoi, le frère du docteur Luc Maquoi à l’origine du Centre Médical Héliporté de Bra-sur-Lienne, ne cachait pas sa joie et son émotion : le soleil et près de 2000 personnes avaient répondu à l’invitation de son comité organisateur.

    Plus de 850 repas ont été servis à cette occasion !

    Jean Maquoi et son équipe peuvent compter sur 130 bénévoles, sur la collaboration des pompiers de Hamoir et de la police fédérale de même que sur l’aide d’entreprises de transport et d’autres firmes de la région.

    L’intégralité des bénéfices de cette belle manifestation est versée au CMH de Bra-sur-Lienne.

  • 04-01-2013 - 30-01-2013

    Le CMH de Bra-sur-Lienne a les honneurs d’une exposition photographique « Au coeur d’une zone rouge », à la Maison du Tourisme du Pays de Herve.

    On peut y admirer les superbes photos réalisées par Valentin Bianchi lors d’interventions réelles du CMH (en 2012, le CMH est intervenu plus de1000 fois !).

    Excellente idée que cette belle exposition car elle fait vivre au quotidien et sur le terrain les interventions d’un trio de choc : le médecin spécialiste, l’infirmier spécialisé en aide médicale urgente ainsi que le pilote de l’hélico.

A votre bonne attention

  • Voici quelques informations communiquées par le CMH de Bra-sur-Lienne.

    Trois interventions héliportées par jour !

    Au cours de l’année 2012, le Centre Médical Héliporté de Bra-sur-Lienne a réalisé 1028  missions par hélicoptère à la demande du 112.

    Pour la seconde année  consécutive, le CMH dépasse le seuil des 1000 interventions héliportées. Cette donnée confirme la place de l’hélicoptère dans les moyens de secours disponibles en Belgique.

  • Le best-seller surprise qui secoue la Flandre enfin traduit en français

    « Comment osent-ils ? La crise, l’euro et le grand hold-up » de Peter MERTENS (président du PTB) en collaboration avec David Pestieau, avec une préface de Dimitri Verhulst (Auteur de La merditude des choses). Quelques syndicalistes l’ont déjà lu et vous le recommandent.

    « Peter Mertens, comme nous, a raison de s’étrangler d’indignation dans son livre sur “La crise, l’euro et le grand hold-up”. (…) Oubliés le sauvetage des banques, les causes de l’endettement et de la crise. Ils ont réussi a retourner la situation et ils essaient maintenant de nous convaincre que tout cela, c’est notre faute : on gagne “trop”, notre sécu est “trop généreuse”, nos pensions “impayables”, nos services publics “pléthoriques”, nos chômeurs “paresseux”. (…)

  • Je lis sur ma page d’accueil Facebook les témoignages de Renée Gaspard, Patrick Davin, Gaston Blanchy, Jean-Claude Marcourt, Jean-Pierre Alexandre, Nathalie Bailly, André Brunelle, Christelle Thomas et de tant d’autres.

    Que dire encore ? Nos pauvres mots ne peuvent pas suffire devant ce terrible drame et tant de souffrance…

    Nous ne pouvons qu’exprimer notre révolte mais aussi notre empathie, notre solidarité. Au moins, elles n’ont pas de frontière même linguistique !
    J.G., 14 mars 2012

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