NON à l’augmentation des tendances sécuritaires à Bruxelles !

(Communiqué de presse commun du Conseil de la Jeunesse, du Délégué Général aux Droits de l’Enfant, de la Ligue des Droits de l’Homme et du Service Droit des Jeunes, 2 février 2010)

Depuis quelques jours, plusieurs faits divers bruxellois, certes dramatiques mais rares et exagérés par une certaine presse, font monter la tension et perdre la tête à certains. Certains mandataires politiques en profitent dès lors pour remettre sur la table des propositions de politique sécuritaire inacceptables et inadéquates selon le Conseil de la Jeunesse, le Délégué Général aux Droits de l’Enfant, la Ligue des Droits de l’Homme et le Service Droit des Jeunes.

Toute décision prise dans l’émotion et la précipitation s’avère généralement inefficace voire contre-productive. On entend parler de « tolérance zéro », « d’augmentation de places en IPPJ », de « majorité pénale à 16 ans », etc. afin de solutionner des problèmes complexes.

Nous nous opposons fermement à toutes ces tendances sécuritaires en matière de jeunesse, principalement à l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans, car celles-ci nous semblent dangereuses et porteuses d’effets pervers à long terme (récidive, exclusion, non-respect de la protection de la jeunesse, etc.).

Même si la sanction doit exister, nous privilégions l’augmentation des mesures de prévention, d’accompagnement des jeunes en difficultés et de revalorisation de certains quartiers afin de résoudre les problèmes de délinquance en amont plutôt que de faire croire qu'il suffit de les réprimer toujours plus durement en aval. Selon nous, mener une politique d’éducation constructive, une politique d’emploi pour tous et offrir des conditions du « bien-vivre ensemble » sont les meilleures solutions afin de garantir une bonne sécurité dans nos villes.

De plus, afin de rafraichir la mémoire de certains mandataires, nous aimerions rappeler qu’une récente étude de l’INCC (Institut National de Criminalistique et de Criminologie), publiée à l’été 2009, affirmait que la délinquance juvénile était en baisse constante depuis 40 ans ! On pouvait y lire qu’ « en 1968, 60.000 cas de délits pour lesquels des mineurs étaient suspectés étaient enregistrés auprès des parquets de la jeunesse du Royaume.

Ce chiffre est tombé à 50.000 en 2005 » soit une baisse (importante !!!) de 17%. Les faits malheureux de ces derniers jours ne doivent donc pas être prétextes à prendre des mesures sécuritaires dans l’urgence.

De plus, nous dénonçons les trop nombreux amalgames opérés par certains responsables politiques, notamment en parlant du manque de place en IPPJ lorsqu’il s’agit pourtant de majeurs concernés par les faits.

Le Conseil de la Jeunesse, le Délégué Général aux Droits de l’Enfant, la Ligue des Droits de l’Homme et le Service Droit des Jeunes appellent donc l’ensemble des acteurs, tant les responsables politiques et judiciaires que les journalistes, à prendre du recul et à réfléchir de manière générale aux causes de ce genre de faits de délinquance afin de résoudre ces problèmes en profondeur et à long terme.

Photo du moment

Agenda

  • 07-04-2013

    C’était le dimanche 7 avril 2013. Jean Maquoi, le frère du docteur Luc Maquoi à l’origine du Centre Médical Héliporté de Bra-sur-Lienne, ne cachait pas sa joie et son émotion : le soleil et près de 2000 personnes avaient répondu à l’invitation de son comité organisateur.

    Plus de 850 repas ont été servis à cette occasion !

    Jean Maquoi et son équipe peuvent compter sur 130 bénévoles, sur la collaboration des pompiers de Hamoir et de la police fédérale de même que sur l’aide d’entreprises de transport et d’autres firmes de la région.

    L’intégralité des bénéfices de cette belle manifestation est versée au CMH de Bra-sur-Lienne.

  • 04-01-2013 - 30-01-2013

    Le CMH de Bra-sur-Lienne a les honneurs d’une exposition photographique « Au coeur d’une zone rouge », à la Maison du Tourisme du Pays de Herve.

    On peut y admirer les superbes photos réalisées par Valentin Bianchi lors d’interventions réelles du CMH (en 2012, le CMH est intervenu plus de1000 fois !).

    Excellente idée que cette belle exposition car elle fait vivre au quotidien et sur le terrain les interventions d’un trio de choc : le médecin spécialiste, l’infirmier spécialisé en aide médicale urgente ainsi que le pilote de l’hélico.

A votre bonne attention

  • Voici quelques informations communiquées par le CMH de Bra-sur-Lienne.

    Trois interventions héliportées par jour !

    Au cours de l’année 2012, le Centre Médical Héliporté de Bra-sur-Lienne a réalisé 1028  missions par hélicoptère à la demande du 112.

    Pour la seconde année  consécutive, le CMH dépasse le seuil des 1000 interventions héliportées. Cette donnée confirme la place de l’hélicoptère dans les moyens de secours disponibles en Belgique.

  • Le best-seller surprise qui secoue la Flandre enfin traduit en français

    « Comment osent-ils ? La crise, l’euro et le grand hold-up » de Peter MERTENS (président du PTB) en collaboration avec David Pestieau, avec une préface de Dimitri Verhulst (Auteur de La merditude des choses). Quelques syndicalistes l’ont déjà lu et vous le recommandent.

    « Peter Mertens, comme nous, a raison de s’étrangler d’indignation dans son livre sur “La crise, l’euro et le grand hold-up”. (…) Oubliés le sauvetage des banques, les causes de l’endettement et de la crise. Ils ont réussi a retourner la situation et ils essaient maintenant de nous convaincre que tout cela, c’est notre faute : on gagne “trop”, notre sécu est “trop généreuse”, nos pensions “impayables”, nos services publics “pléthoriques”, nos chômeurs “paresseux”. (…)

  • Je lis sur ma page d’accueil Facebook les témoignages de Renée Gaspard, Patrick Davin, Gaston Blanchy, Jean-Claude Marcourt, Jean-Pierre Alexandre, Nathalie Bailly, André Brunelle, Christelle Thomas et de tant d’autres.

    Que dire encore ? Nos pauvres mots ne peuvent pas suffire devant ce terrible drame et tant de souffrance…

    Nous ne pouvons qu’exprimer notre révolte mais aussi notre empathie, notre solidarité. Au moins, elles n’ont pas de frontière même linguistique !
    J.G., 14 mars 2012

Copyright La chronique parlementaire 2009 - Editeur responsable Jacques Gennen

Site développé par Tictemium